A la fois intriguant et extraverti, le personnage de Bambino est aussi riche que paradoxal. Il ne laisse personne indifférent et obtient bien du succès pour une si jeune carrière. Nous nous sommes entretenus avec lui, afin d’en savoir plus.

Petite présentation pour les personnes qui ne te connaissent pas ?

Bah écoute c’est Bambino , je viens de balancer mon premier son Esperanza disponible sur toutes les plateformes, youtube, spotify… Et voilà on fait du son, on bosse sur le projet.

Il y a donc un projet qui arrive ?

Oui c’est ça, donc maintenant je pense qu’on va balancer des sons.

Des extraits du futur projet ?

Non, justement des morceaux qui ne seront pas sur le projet comme Esperanza, c’est ça le plan. Balancer des clips, par exemple je vais balancer un clip après les vacances, puis un autre son. Et je vais aussi clipper Esperanza, qui sortira d’ici une semaine ou deux. Pour l’instant il n’y a que une lyrics vidéo disponible sur youtube.

Et du coup aujourd’hui, est-ce que tu as une structure musicale, un label autour de toi ?

Oui bien sûr, là je suis signé chez Local. C’est un label indépendant qui est avec la structure tôt ou tard. Donc je suis leur première signature, et chez tôt ou tard il y a des artistes comme Vianney par exemple.

logo du label tôt ou tard
On a pu voir que tu étais suivi et relayé par des « grands noms ». Parmi eux, Bedjik, Léa Castel, 7jaws… Est-ce qu’il y a des relations, des échanges ?

Oui, il y a des relations. On a pu travailler ensemble sur nos projets mutuels. Par exemple 7Jaws, on a pas mal collaboré sur son album qui va sortir. C’est aussi beaucoup de toplines, de prods

Ça veut dire qu’au-delà d’un simple rappeur, Bambino peut être un topliner, une personne dans le studio qui donne des conseils ?

C’est exactement ça, après je n’aime pas trop le terme « topliner ». Je fais de la chanson, tu vois ? J’adore aussi aider les autres, si demain on fait un son et que je fais la topline, on aura fait le son ensemble. Au final c’est que du love.

Est-ce que tu peux nous parler de tes débuts dans le rap ?

Pour dire la vérité, je me considère vraiment comme un chanteur, pas comme un rappeur. Si le son me plait, je peux rapper comme chanter. Je suis pas un « freestyler », je fais des chansons. J’essaie de mettre les talents que j’ai dans des créations. C’est comme ça que j’ai débuté.

Tu n’écoutes pas ce qu’il se passe autour, de manière volontaire ?

C’est volontaire, et en même temps c’est de la fatigue. Si je vais au studio à neuf heures du matin, je rentre chez moi à vingt-deux heures. J’ai pas envie de mettre la radio ou spotify. J’ai envie de te dire que la meilleure musique parfois, c’est le silence.

En parlant de studio, c’est quoi le processus de création de Bambino ?

Je commence toujours par les mélos. La mélodie c’est la base. Sinon des fois j’ai une punchline qui me vient, et ça découle sur un flow. Et là ça part tu vois ? C’est comme ça que je procède. Des fois il me suffit juste d’un piano, même pas de prod, et je commence à créer.

Comment tu définirais ta musique en quelques mots ?

Pour moi c’est impossible. Je n’ai pas assez de recul sur ma musique pour faire ça. Mon objectif c’est faire danser les gens, que ma chanson te reste dans la tête. J’ai toujours kiffé quand on était petit, on dansait sur des sons qu’on ne comprenait pas. Le pouvoir de la musique, un langage universel… Moi j’suis focus sur ça. Avant j’enregistrais mes mélos au dictaphone, maintenant tout est dans la tête. Le plus dur à faire, c’est la simplicité.

On a vu que tu étais suivi par Coyote Jo Bastard, un artiste qu’on a pu interviewer. Tu peux nous en parler ?

C’est mon frérot de cœur, il va tout péter. Une fois on est passés au studio ensemble. Sur la route dans le uber il m’a fait écouter son projet, vraiment lourd. Grosse dédicace au HoodBoy, il est incroyable.

Pour conclure, est-ce que tu pourrais nous parler de tes objectifs ? Des collaborations que tu aimerais faire ?

Je ne te cache pas que là au début, j’ai pas envie de faire de feats. J’aimerais que les gens apprennent à découvrir qui je suis. En vrai, si tu regardes bien, tous les artistes qui ont marqué l’Histoire, ils sont arrivés seuls. Par exemple un Stromae, qui est arrivé avec sa touche et qui a choqué tout le monde. Un autre exemple dans le rap, Damso tout simplement. Donc je suis un peu dans cette optique là au départ. Après peut être que dans le projet il y aura des feats…

Youcef B

Youcef Benouada
Né le 21 Juin 2002 à Saint-Dié des Vosges

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