HYPESOUL

A l’occasion de la sortie de LCLM Prélude, Ya Levis est revenu sur son parcours et ses ambitions. Déjà très bien identifié, l’artiste Congolais s’est affirmé comme un game-changer de la rumba congolaise ces dernières années. 

Ton père était un musicien très respecté en République Démocratique du Congo en ayant notamment travaillé avec Papa Wemba . Penses-tu avoir achevé son œuvre en te lançant dans la musique ?

On peut dire ça effectivement. Mon père a toujours voulu que je suive son chemin et je me suis promis d’aller jusqu’au bout, de tout donner dans la musique. Je sais que le chemin est encore long mais je ne baisse pas les bras et je tiendrai ma promesse coûte que coûte. 

Quels ont été les artistes qui t’ont marqué à travers ta carrière ?

Premièrement je dirais Michael Jackson. Du côté musique congolaise, il y a  King Kester Emeneya, Wenge Musica (un des groupes les plus mythiques du Congo) et Bozi Boziana qui m’ont fortement marqué. 

 Quel Album garderais-tu à vie ? 

Le Jour le plus long de King Kester Emeneya sans hésiter. Je peux aussi citer Anti Choc de Bozi Boziana car mon père a contribué à la création de ce projet. Ce sont des albums que j’écouterais sûrement toute ma vie. 

Revenons sur ton parcours, en 2009 tu rejoins les étoiles d’Afrique qui deviendra par la suite les étoiles. Quel retour fais- tu de cette période ?

Ce groupe a été fondé par mon grand frère qui m’a ensuite proposé de prendre la relève. Cette période m’a permis de m’ouvrir à d’autres genres car j’étais plutôt renfermé vers la rumba à ce moment-là. Je me suis davantage penché vers de nouveaux codes en sortant de ma zone de confort. 

 Cela t’a donc amené à mélanger les genres avec des morceaux à succès comme “Libala” et  “Ketchua”. 

J’ai rapidement eu l’idée en tête de mélanger la rumba congolaise avec d’autres styles. Allier le lingala et le français était un sacré défi. J’ai eu peur que cela ne marche pas, que le public ne comprenne pas mon intention quand je me suis lancé. Finalement le succès est rapidement arrivé et on a trouvé la bonne recette pour faire des morceaux réussis. Je ne pense pas avoir été le premier à le faire mais j’ai certainement apporté un plus à la rumba congolaise. 

Tu t’es souvent défini en tant qu’ambassadeur de l’amour, qu’est-ce que cela veut dire ?

C’est avant tout propager les valeurs de l’amour. Si tu écoutes bien mes chansons je donne énormément de conseils par rapport à cela. Je pense que quoiqu’il se passe, l’amour est la seule résolution possible. Il faut toujours être en paix et étant croyant, la Bible me l’a beaucoup enseigné. 

On voit aussi que tu parcoures le monde a travers des concerts et des showcases, ce rapport au public est-il essentiel pour toi ?

Je suis assez satisfait en ce moment car les concerts reprennent un peu partout autour du monde. Redonner de l’amour aux gens, surtout après cette période, me réjouit fortement. 

Comment pourrais-tu définir la rumba congolaise ?

C’est une musique qui présente beaucoup de guitare et qui s’accentue autour de petite rythmique très entraînante. Aujourd’hui cependant la rumba évolue tous les ans. De nombreux artistes essayent d’apporter une nouvelle touche à cette musique. Si les anciens étaient encore présents, ils n’aimeraient pas voir leur musique évoluer (rires). Comme n’importe quel style de musique, la rumba à de nombreux codes à respecter. 

Qu’as tu voulu monter avec LCLM prélude ?     

Que je peux faire autre chose. Que je peux proposer de nouveau flows, une autre facette de Ya Levis. Par exemple, j’ai pour la première fois utilisé une voix grave, un domaine où le public ne m’attend pas d’habitude. 

Ton morceau avec Spri Noir et Leto (YSL) en est la preuve. On sent que tu as été chercher une nouvelle palette de flows. 

C’était mon objectif. Pour moi la musique doit être spirituelle, il ne faut jamais s’arrêter aux codes. 

Au passage, comment s’est réalisée cette connexion ? 

L’idée vient à la base de mon manager. Ce dernier est très connecté et a toujours beaucoup d’idées en tête à me proposer. Un jour il m’a parlé de faire un morceau nommé “Yves Saint-Laurent” qui est finalement devenu “YSL”. L’idée était de faire une collaboration avec des rappeurs français, ce que n’avait jamais fait auparavant. En se basant sur les premières lettres de la marque on a pensé à Spri et Leto. La session studio était folle, il y a eu un feeling incroyable.

On sait que tu es un grand fan de l’afro-pop du Nigeria, penses-tu collaborer un jour avec un artiste de cette scène ? 

Bien sûr, on est même positionné sur de nombreux artistes en ce moment. J’ai beaucoup de surprises en réserve. 

Peux-tu nous parler de ton prochain album (LCLM) ?

L’album devrait sortir fin 2021. Il est déjà bouclé et je travaille déjà sur une réédition. Il y aura beaucoup de featurings et de nombreux concerts sont aussi à prévoir. 

Ta collaboration de rêve ?

 Michael Jackson. C’est le père de la musique. Tu dois tellement apprendre avec lui, c’est la légende absolue de la pop. 

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Hervé Malo
Jeune breton né le 5 mars 2002 à Saint-Nazaire et fan de Kendrick Lamar.

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