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Romero libère l’Argentine

Après une triste rencontre en termes de spectacle et d’occasions, l’Argentine a finalement obtenu son ticket pour la finale de la Coupe du monde organisée chez le voisin brésilien en remportant la séance de tirs aux buts face aux Pays-Bas (0-0, 4 t.a.b. à 2). L’Albiceleste a été bien aidée par son gardien, Sergio Romero, héros du match après avoir arrêté deux des quatre tentatives néerlandaises. 

Après le spectacle de la veille et l’historique correction infligée par l’Allemagne au Brésil (7-1), il faut dire que la transition a été brutale. Creux et sans relief, cette demi-finale a peut-être livré au public ce que l’on était en droit d’attendre d’elle. Celle d’une sélection argentine avant tout solide depuis le début de la compétition, mais pas impressionnante dans le secteur offensif, face à des Pays-Bas spécialistes des contre-attaques et qui ne sont pas vraiment à leur aise avec la possession du ballon. Du coup, assez logiquement, c’est aux tirs aux buts que la dramaturgie de la rencontre s’est achevée : et là, ce sont les Argentins qui sont repartis avec le sourire.

Trois frappes cadrées en 90 minutes… 

On peut dire que la rencontre n’a pas été traversée par un nombre incroyable de situations offensives dangereuses de part et d’autre. Signe de cette morosité ambiante, il a fallu attendre la 99e minute pour voir Sergio Romero, deuxième gardien toute la saison à l’AS Monaco, effectuer son premier arrêt sur une frappe de Robben. Avant cela, rien. Dans le temps règlementaire, les Oranje n’ont pas cadré la moindre frappe. De l’autre côté, ça n’a pas été franchement plus brillant. Trois tirs cadrés sur six en autant de temps, dont un coup franc de Messi bien capté lors du premier quart d’heure (15e).

Alors en fin de rencontre, Alejandro Sabella tente son va-tout en faisant entrer successivement en jeu Rodrigo Palacio puis Sergio Agüero (91e). Le premier s’est montré trop limité techniquement pour faire pencher la rencontre, à l’image de cette immense occasion loupée à la 115e minute de jeu. Le gendre de Maradona a quant à lui été catastrophique dans tout ce qu’il a entrepris. Chez les Bataves,  Huntelaar a bien tenté d’apporter quelque chose en lieu et place de Van Persie (96e), mais rien n’y a fait.

« Rom-héros »

Du coup, n’en déplaise à un Mascherano impressionnant de par son activité et sa justesse ce mercredi soir, c’est aux tirs aux buts que cette demi-finale s’est jouée. Cette fois, pas de Krull dans les cages néerlandaises, et pas de Costa Rica en face. Vlaar, premier tireur des coéquipiers de Kuyt, loupe le premier tir au but des siens et met alors ses troupes sur de mauvais rails. Derrière, Messi assure le sien, et Romero fera le job pour sortir une deuxième frappe, cette fois-ci de Sneijder.

Au final, c’est un gardien qui s’est parfois entraîné avec l’équipe de CFA de l’AS Monaco cette année qui ressort en véritable héros de la nation argentine. Il offre donc aux siens la possibilité d’affronter l’Allemagne en finale dimanche au Maracanã (21 heures, heure française), et de broder une troisième étoile dorée autour de leur écusson. Ce sera la première finale de Coupe du monde disputée par l’Albiceleste depuis 1990. Il y a vingt-quatre ans, au Stadio Olimpico de Rome, ils avaient été défaits 1-0… par la République fédérale d’Allemagne.

Raphaël Copin

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